Buenos Aires, le vendredi 9 mars à 5h45
Je sors de l’aéroport de Buenos Aires en compagnie du chauffeur de taxi qui mon ami Lucho avait envoyé. Trois quarts d’heures plus tard, me voilà dans son joli appartement à Belgrano, un quartier résidentiel dans le nord-est du centre de la capitale. A peine quatre heures plus tard, je me présente à mon tout premier cours de tango au Centro Cultural Borges (Escuela Argentina de Tango). Puis, après un déjeuner rapide, j’entame mon deuxième cours, suivi par un cours particulier avec un professeur que j’avais déjà rencontré lors de mon premier voyage en Argentine, il y a 1,5 ans. Ca y est, le virus s’est emparé de moi… Le soir, bien sur, asado (bbq argentin) avec des amis à Lucho, puis à 1h du mat, je me plonge dans un sommeil profond…
Buenos Aires, le samedi 10 mars
Le lendemain matin, dans le jolie quartier de San Telmo, Lucho et moi, prenons un cours particulier avec une professeur de tango avec qui j’avais déjà pris des cours en juillet 2010. Après le cours, je fais la touriste avec Lucho, on se promène dans le marché de puce et on part désespérément à la recherche de Mafalda (Coro, je la trouverai bien un jour ;), puis on déjeune dans un petit restaurant. Quand on repart en voiture et que je lui parle de ce virus horrible dont je souffre (la tangomania), il n’hésite pas et me conduit au Centre Cultural Borges...
Je prends un cours de milonga et un cours de tango, puis je rentre me rafraichir, pour repartir aussitôt à Palermo, le quartier branché de BsAs. La soirée ne fait que commencer après quelques margeritas, des tacos et des nachos… bien que je me balade avec mes chaussures de tango, je suis en compagnie des Argentins qui ne dansent pas le tango et quand on passe à côté d’une super boite de tango (la Veruta) je vois me chances diminuer quand on continue pour retrouver des amies argentines.
Les filles argentines, ça c’est toute une chose, j’en parlerai une autre fois… On boit du Fernet (une boisson importée en début du 20e siècle par les immigrés Italiens, mélangé avec du coca, c’est une des boissons favorites des Argentins) et mes lumières s’éteignent, mais vers minuit la nuit ne fait que commencer à BsAs… On repasse à côté de la Veruta, j’y fais un saut… quand même, je ne suis pas à BsAs pour rien !!
Buenos Aires district, la pampa, le dimanche 11 mars
Le lendemain matin, on part vers 11h vers la maison de campagne des parents de Lucho. Il m’avait dit que je n’étais pas obligée de venir, qu’il n’y allait avoir que des potes. Je pensais qu’il avait invité six amis, mais en réalité il y en avait dix de plus. Seize Argentins, ce ne sont pas seize hommes, mais seize mâles argentins. Et ça fait beaucoup et encore plus pour une petite pseudo Parisienne. Il y a une piscine, heureusement j’ai oublié mon maillot de bain. Ca parle foot et femmes, et moi je retrouve refuge dans un livre. Le Great Gatsby. Entourée de 16 mecs portant des t-shirts avec des rayures bleues claires-blanches et consammant sans modération du Fernant, j’ai l’impression de faire ma snob avec Fitzgerald, mais c’est tout de même un bon refuge...
Voilà que je suis bien sur ma chaise longue en dessous d’un parasol, bien au calme en face de la piscine. Quand c’est le moment de passer à table, je respire un bon coup avant d’annoncer que je ne mange pas de viande... Un petit silence, puis je rajoute qu’en revanche j’aime bien le vin, on me sert, et les carnivores attaquent la viande délicieusement cuite (à ce qu’il paraît) sur le feu de bois. Moi, je me remplis le bide de salade et de légumes grillés. Je crois pas que je vais grossir ici. J’essaie de compenser un peu avec du dulce de leche, que l’on mange à la cuillère, comme du Nutella.
Les hommes partent jouer au foot et moi je me replonge dans Gatsby le Magnifique… J’en profite de ce moment car ce soir il y a un match de foot important : les Boca Juniors contre Independiente, c’est du style PSG-Olympic Marseille… Y a pas que du tango à BsAs… Demain, je m’envole pour Calafate… le sud, sud, sud – le tout début de l’antarctique (en gros…)
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